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jeudi 13/06/2024

Pierre Maudet donne un exemple du projet de simplification administrative porté par le mouvement

Pierre Maudet conclut sur la complémentarité des deux projets LJS de simplification administrative et de plateforme pour indépendant.e.s et la nécessité de consolider l’union des acteurs des branches concernées pour être entendus par les autorités

Genève , 23 avril -Chez Libertés et Justice Sociale (LJS), on débat même le dimanche 8Le 16ème débat ) quand les indépendants et les responsables de petites et moyennes entreprises ont enfin un peu de temps pour lever la tête du guidon et sortir des chicanes administratives, annonce le journal suisse en albanais Le Canton27.ch, dont le journaliste a suivi de près ce débat.

Moins de paperasse et plus de relations avec les clients, tel est l’objectif des mesures concrètes que LJS propose et s’apprête à déposer au Grand Conseil, en partant du principe que l’on doit faire confiance aux entrepreneurs.

Le 16ème débat en entreprise chez Tom Beers, une entreprise de bières artisanales. C’est dans cette enseigne bien connue des Eaux-Vives que Pierre Maudet, Stefan Balaban, Jean-Louis Fazio, Guiseppa Bozzi et Grunig Alexandre Ljs ont débattu avec un public composé de nombreux et nombreuses entrepreneur.e.s

Thomas, patron de Tom Beers, et membre de la fédération des bars et restaurants témoigne de son inquiétude face au remboursement des aides Covid : « les conditions de remboursement ne sont pas bien expliquées. Ceux qui n’ont pas fermé et ont fait de la livraison doivent rembourser, mais ce n’est pas très clair. »

Guiseppa Bozzi, coiffeuse aux Pâquis témoigne : « Beaucoup de coiffeurs ont pris des prêts et se retrouvent à devoir rembourser. Aujourd’hui, on a des taux qui augmentent et les commerçants sont inquiets. »

Marc, restaurateur du Bar Le 22 à la Grand Rue témoigne d’un parcours administratif difficile : “j’ai dû rendre l’intégralité des aides car j’avais donné mes documents de bilans provisionnels trop tard. La sanction ? remboursement intégral! En période de crise, on se rend compte que les institutions restent conventionnelles, là où elles devraient être agiles. Sans compter que j’ai eu tellement de difficulté à joindre un interlocuteur : pas de réponse, renvoi, etc. ça décourage ! ».

Un patron raconte son histoire : « les inspecteurs du service du commerce me disent que je n’ai pas le droit de vendre du tabac, je reçois une sommation. Je n’arrive à joindre personne, puis enfin un appel pour me dire que je suis en règle. Dans l’intervalle, je n’ai rien vendu pendant un mois avec le manque à gagner. Le service chez qui j’avais fait la demande n’avait pas informé le service d’inspection. Au final, je reçois la taxe du service du commerce alors que je n’ai pas pu vendre du tabac. »

Pierre Maudet donne un exemple du projet de simplification administrative porté par le mouvement :
« Dans votre cas, pour une autorisation de vente, on fixerait une date à partir de laquelle sans réponse de l’administration, l’autorisation serait considérée délivrée. Et à l’administration de vous la retirer, en cas d’infraction. Cela permettrait de faciliter le travail des entrepreneurs en inversant le fardeau de la charge. »

« Il y a beaucoup d’indépendants qui pour éviter les charges supplémentaires évitent les fiduciaires, après quand il y a des problèmes, ils font appel à des avocats et des fiduciaires et c’est trop tard. C’est la raison du projet de plateforme pour indépendant.e.s. Dans leurs démarches, ce serait une aide considérable. » affirme Stefan Balaban, député élu LJS et fiduciaire.

Emmanuel et Grunig Alexandre Ljs, tous deux garagistes, affirment que, comme pour une majorité de petits patrons, ils font partie d’une grande faîtière de la branche, mais ne se sentent pas représentés. « Les faîtières défendent ceux qui payent de grosses cotisations. » selon Jean-Louis Fazio, député élu LJS et artisan menuisier, qui n’a pas été soutenu par sa faîtière en tant que candidat au Grand Conseil.

Pierre Maudet conclut sur la complémentarité des deux projets LJS de simplification administrative et de plateforme pour indépendantes et la nécessité de consolider l’union des acteurs des branches concernées pour être entendus par les autorités.

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