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dimanche 30/08/2026

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues, une manifestation-marche pour les disparus du Kosovo aura lieu devant l’ONU à Genève

Genève, 26 août – À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, une manifestation-marche intitulée « Marche pour la justice » aura lieu aujourd’hui, 30 août, à Genève, devant le Palais des Nations. Organisée par la société civile et des ONG (organisations non gouvernementales), cette marche rendra hommage aux victimes de la guerre et appellera la communauté internationale à faire davantage pour la justice, rapporte le journal suisse en langue albanaise LeCanton27.ch.

Après 27 ans de guerre, le Kosovo recherche toujours 1 579 personnes disparues !

Outre la communauté albanaise, notamment la diaspora albanaise en Suisse, des représentants et membres d’autres communautés participeront également à la marche : notamment des communautés du Kosovo, de Bosnie-Herzégovine, d’Ukraine, de Palestine, du Chili, d’Argentine et d’autres pays du monde, toutes à la recherche de leurs personnes disparues.

« Le 30 août marque la Journée internationale des personnes disparues, une journée consacrée à chaque famille, partout dans le monde, qui attend encore des nouvelles d’un être cher porté disparu. Les 1 579 cas encore non résolus au Kosovo font partie d’une réalité mondiale beaucoup plus vaste. », a déclaré aujourd’hui au journal suisse en langue albanaise LeCanton27.ch M. Tendayi Sengwe, chef du secteur de la communication – EURASIE.

Une délégation venue de Pristina participera également à cette manifestation-marche. Elle sera composée de représentants du gouvernement du Kosovo, conduite par Andin Hoti, ministre du Travail, de la Famille et des Valeurs de la guerre de libération. Andin Hoti est le fils du célèbre militant et intellectuel kosovar Ukshin Hoti, disparu en 1999.

Parmi les personnalités qui participeront à la marche figurent notamment:

Dilara Bayrak, présidente du Grand Conseil de la République et canton de Genève
Andin Hoti, ministre au sein du gouvernement de la République du Kosovo
Christina Kitsos, maire de la Ville de Genève
Atdhe Hetemi, directeur de l’Institut pour les crimes commis au Kosovo
Rémy Pagani, ancien maire de la Ville de Genève.

Le ministre kosovar M. Hoti sera reçu demain, lundi, à Genève par le Comité des Nations unies sur les disparitions forcées. Au cours de cette rencontre, le document intitulé « Lettre du Kosovo » sera remis aux Nations unies. Par ce document, M. Hoti, en tant que représentant du gouvernement Kurti et des familles des victimes disparues du Kosovo, demandera aux Nations unies et à la communauté internationale d’exercer davantage de pression sur Belgrade afin de faire toute la lumière sur les cas de personnes disparues et d’établir les responsabilités concernant les fosses communes au Kosovo.

Lors de cette marche consacrée aux personnes disparues, prendront également la parole Iryna Parfeniuk, venue d’Ukraine, Rania Madi, de Palestine, ainsi que d’autres intervenants.

Selon le journal suisse en langue albanaise LeCanton27.ch, depuis 1999, cinq sites de fosses communes ont été découverts sur le territoire de la Serbie — notamment Batajnica, Petrovo Selo, Perućac, Rudnica et Kizevak — contenant environ 1 000 corps d’Albanais du Kosovo.

Sur le territoire du Kosovo, en revanche, des centaines de fosses communes et de lieux d’inhumation individuels ont été découverts. Plus récemment, des recherches ont également été menées à Kalludër, dans le nord du Kosovo.

À l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues, le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a notamment déclaré que « 1 579 personnes du Kosovo sont toujours portées disparues et que leur sort doit être élucidé dans les meilleurs délais ».

Kurti a accusé la Serbie d’avoir tué des personnes, d’avoir exhumé leurs corps puis d’avoir fait disparaître leurs dépouilles. Il a également déclaré que « le déni de justice pour les victimes de la guerre est précédé par le déni des crimes commis par la Serbie par les autorités officielles de Belgrade », cite LeCanton27.ch.

Kurti a enfin demandé davantage de pression internationale sur Belgrade, estimant que des informations susceptibles de contribuer à élucider le sort des personnes disparues et à établir les responsabilités concernant les crimes commis au Kosovo se trouvent dans les archives et auprès de responsables serbes.

Selon les responsables du CICR à Genève « depuis la fin du conflit au Kosovo en 1999, le CICR a enregistré 6 066 personnes portées disparues. Ces chiffres reflètent à la fois les progrès réalisés dans le processus et l’ampleur du travail qui reste à accomplir. Il reste toutefois 1 579 cas ouverts en juillet de cette année. »

« La Journée internationale des personnes disparues nous rappelle que nous devons nous souvenir, ensemble, que les familles qui, partout dans le monde, attendent encore leurs proches ne doivent jamais être oubliées. », a finalement déclaré au journal M. Tendayi Sengwe, chef du secteur de la communication du CICR.

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