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jeudi 18/07/2024

Micheline Calmy-Rey, une «Guillaume Tell » pour le Kosovo

Dans le photo: L’ancienne Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey avec le journaliste Nefail Maliqi (mars 2008) pendant la ceremonie de l’inauguration de l’ambassade suisse à Pristina. (ATS-SDA, 20Min, Blick, NZZ, Tribune de Genève: Le Journalist albanais à Geneve Nefail Maliqi avait lancé l’idée de nommer «Calmy-Rey» une place au Kosovo)

Prishtina, 6 septembre  –L’ancienne Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a désormais droit à sa place commémorative à Viti, au Kosovo. Une plaque en l’honneur de Micheline Calmy-Rey a été inaugurée le 3 août 2017 à Viti, au Kosovo, afin de saluer le rôle de l’ancienne cheffe de la diplomatie suisse pour l’indépendance du pays, proclamée en 2008.

Le nom de “Micheline Calmy-Rey” a demandé “asile” au Kosovo

Une plaque a été dévoilée à Viti, au sud-est du Kosovo, en hommage à l’ex-cheffe du Département fédéral des affaires étrangères pour le rôle qu’elle a joué dans la promotion de l’indépendance du Kosovo. Sur cette plaque est écrit «Sheshi i Micheline Calmy-Rey» (Place Micheline Calmy-Rey). Le journaliste celebre albanais à Geneve Nefail Maliqi avait lancé en 23.09.2011 l’idée d’appeler «Calmy-Rey» une place au Kosovo en hommage au soutien de la conseillère fédérale pour l’indépendance du pays. Cette proposition avait été acceptée en 2012 par les autorités kosovares à Berne lors d’une visite du ministre des affaires étrangères en Suisse.

La proposition du journaslis kosovar a Genève est réalisé pour l’ex-conseillère fédérale. Micheline Calmy-Rey honorée au Kosovo
L’attribution du nom de Mme Calmy-Rey, comme militante des droits de l’homme au Kosovo, a toute sa signification, car cette dernière mérite ce prix pour son rôle et son engagement au Kosovo.” explique Nefail Maliqi, le journaliste du Le Canton27.ch  basée à Genève. Une décision devrait être prise en 2012 par les autorités kosovares sur le choix définitif d’une place.   Le gouvernement kosovar a accepté le principe de la proposition du jorunalist kosovar a Genève qui souhaitait une telle reconnaissance à Pristina. Dans un entretien diffusé vendredi par cette agence basée à Genève, le chef de la diplomatie kosovare estime que “c’est une bonne idée et un bon geste que votre agence d’information a montré en proclamant Madame Calmy-Rey personnalité de l’année”.

Les autorités kosovares ont choisi la ville de Viti, pour honorer Mme Calmy-Rey, car, comme le dit le maire de cette ville, Monsieur Sokol Holiti, la majorité des kosovars de cette ville sont établis à Genève. Ce geste a été réalisé comme reconnaissance et remerciement envers la Suisse et l’ancienne cheffe de la diplomatie helvétique pour son engagement en faveur du Kosovo. L’attribution du nom de l’ex-conseillère fédérale est devenu dans cette ville le synonyme de défense des droits de l’homme et  de l’indépendance du Kosovo, a ècrit Le Canton27.ch, basée à Genève.

Avocate du Kosovo et militante des droits de l’homme

Quant à la reconnaissance de l’Etat kosovar, la Suisse l’avait reconnue dix jours après sa proclamation, le 17 février 2008. A l’époque, la capitale serbe Belgrade avait alors exprimé son mécontentement et rappelé son ambassadeur en poste à Berne. La position de Mme Calmy-Rey en faveur de l’indépendance du Kosovo, parfois critiquée en Suisse, l’a rendue célèbre à Pristina.  Le maître du Kremlin n’est pas d’accord

, mais il dit comprendre la position suisse. «Et le Kosovo n’avait rien à voir avec la Crimée. Le Kosovo sortait d’une guerre. Les gens étaient en danger», rappelle Micheline Calmy-Rey.

Lors de la cérémonie de l’inauguration de la place « Micheline Calmy-Rey » à Viti, étaient présents des centaines de citoyens et d’enfants en habits aux couleurs rouge-blanc et noir, brandissant les drapeaux suisse et kosovar. C’était vraiment une fête ! Parmi les participants il y avait également les autorités suisses comme  Eric Leyvraz, président de la Chambre des représentants du Parlement de Genève..et kosovares accompagnant Mme Calmy-Rey.

«Je suis assez fière dâvoir été l’avocate de l’histoire qu’on a eue…de l’indépendance du Kosovo. On a été les premiers au Conseil de sécurité à évoquer la question de l’intépendance du Kosovo. J’ai levé la main, j’ai expliqué les arguments suissses et Condaleezzà Rice, quie était alors secrétaire d’Etat américaine, hochait du chef.. », a dit à Pristina Mme Calmy-Rey.
Actuellement en Suisse se trouve une grande communauté kosovare comptant plus de 250’000 personnes (10% de la population du Kosovo vit en Suisse). Grâce à la Suisse, la communauté kosovare peut «nourrir» au Kosovo et aux Balkans environ 500’000 personnes de leurs familles. C’est pourquoi on appelle cette communauté le 27ème «canton» de la Confédération. Cependant, on ne peut pas oublier qu’au Kosovo aussi se trouve un autre 27ème «canton» Suisse fait de la Swisscoy, de l’ambassade suisse à Pristina, de la police et des associations humanitaires.

“La présidente de la Confédération Micheline Calmy- Rey aura une place à son nom au Kosovo” ont écrit, à l’époque, la presse Suisse et kosovar avec grand titre

A New York, en 2005, l’ambassadeur de Suisse auprès des Nations unies Peter Maurer est chargé de transmettre le message de la Confédération. Il promeut l’indépendance du Kosovo dans un discours prononcé au Conseil de sécurité. La même année, Micheline Calmy-Rey rencontre le président de ce qui est encore la province du Kosovo, Ibrahim Rugova.

La Confédération demeure l’un des principaux donateurs pour le développement du Kosovo. Elle y stationne toujours 235 soldats de la Swisscoy dans ce qui fut ironiquement baptisé le 27e canton suisse. Swisscoy devrait continuer d’oeuvrer à la stabilité du Kosovo jusqu’à la fin 2020.

Plus que 200 entreprises suisses se sont établies depuis 2003 dans la jeune nation. Les importations en provenance du Kosovo ont atteint 17 millions de francs en 2016, principalement des produits agricoles puisqu’ils représentent un quart des exportations vers la Suisse.

Neuf ans après la proclamation d’indépendance, la Confédération soutient toujours le développement du pays, englué dans une crise économique et politique.  Enfin, après 17 ans de la libération du Kosovo, et après une décénie de son indépendance, toujous on pose la question de savoir pourquoi sur place la communauté internationale ( KFOR, E*ULEX, UNMIK, etc.) est toujours présente. Est-ce que la situation est encore fragile dans la région ? Est-ce que les autorités kosovares sont incapables de conduire leur Etat ? Ou bien est-ce que pour les internationaux le Kosovo est devenu un paradis pour leur mission, dans un pays avec la plus importante corruption en Europe  ? A ces questions seuls Pristina et les internationaux peuvent y répondre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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