Pristina, 10 août – Le drapeau national ukrainien portant l’inscription « Free Ukraine » (« Ukraine libre ») a été retiré dimanche d’un immeuble de plusieurs étages situé près de la place « Zahir Pajaziti », après que le président Volodymyr Zelenskyy a déclaré que l’Ukraine n’avait pas changé sa position à l’égard du Kosovo.
Kiev continue de respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Serbie et ne reconnaît pas la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, rapporte depuis Pristina le correspondant du journal suisse LeCanton27.ch.
Kosovo : « Zelensky, fuck you ! »
Ces déclarations de Zelenskyy à Belgrade ont provoqué la colère des Albanais, aussi bien au Kosovo qu’en Albanie et en Macédoine du Nord. Outre les réactions et les débats suscités par ces propos, des manifestations ont également eu lieu à Tirana et à Pristina, sous le slogan « Zelensky, fuck you ! ».
La Serbie soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, mais elle fait partie des rares pays européens à ne pas avoir rejoint les sanctions occidentales contre la Russie en raison de l’invasion de l’Ukraine voisine.
Bien que Kiev ne reconnaisse pas l’indépendance du Kosovo, proclamée en 2008, le Kosovo s’est joint aux sanctions européennes et américaines contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Pristina a également accueilli des journalistes ukrainiens qui ont dû quitter leur pays en raison de la guerre.
Malgré le fait que Zelenskyy ne reconnaisse pas le Kosovo, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, avait, dans une interview accordée au journal albanais de Suisse Le Canton 27, salué la solidarité des Albanais et du Kosovo envers le peuple ukrainien.
De son côté, Vučić a déclaré qu’il avait discuté avec le dirigeant ukrainien, dont le pays fait face à l’invasion lancée par la Russie en février 2022, d’une coopération militaire.
Vučić a également affirmé que la Serbie continuerait à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Le Kosovo a accordé un hébergement pouvant aller jusqu’à six mois à 20 journalistes ukrainiens contraints de quitter leur pays après l’invasion russe, selon un document gouvernemental consulté par Reuters.
Le gouvernement avait initialement alloué 150 000 euros afin de couvrir leurs frais de subsistance, leurs salaires et leurs bureaux pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois, leur permettant ainsi de poursuivre leur travail à distance.
