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mardi 10/03/2026

La Libete: Trois points nécessaires face à Paradiso. Le FC Bulle gagne le «match de la peur» Merci Andi Ukmata et Joris Correa!

Andi Ukmata, Joris Correa, Kevin Malula et Rinjala Raherinaivo (de gauche à droite) célèbrent le 1-0 marqué par le premier nommé. Bulle a pris trois points importants, samedi face à Paradiso

Trois points nécessaires face à Paradiso. Le FC Bulle gagne le «match de la peur» grâce à deux de ses recrues

Deux buts d’Andi Ukmata et Joris Correa permettent aux Gruériens de prendre leurs distances sur la barre et sur leur adversaire tessinois. Le soulagement est grand. Et si Bulle s’était découvert «méchant»?

rrivé à la ligne de fond, il n’avait pas pour intention de tirer. «Non, je voulais faire une passe en retrait. Mais le ballon a été contré et a pris le gardien à contre-pied», explique-t-il, amusé. En allant jusqu’au bout de son effort, Joris Correa, milieu d’expérience qui a roulé sa bosse sur tous les terrains de France et de Navarre, a marqué un but qui vaut de l’or: trois points pour le moins.

Joris Correa est né un jour de Noël. Inscrit à la 87e minute d’un match qui n’avait rien d’emballant jusque-là, son 2-1 a été fêté comme un cadeau tombé du ciel. Il permet à Bulle, 12e du classement de Promotion League avant d’accueillir mercredi Lucerne M21, de prendre un peu de marge sur la barre et sur Paradiso, adversaire qui aurait pu le dépasser en cas de victoire. Ou de défaite, c’est selon.

Le pire cauchemar
Joris Correa, ce héros. Né à Drancy il y a 32 ans, l’ancien capitaine de Vevey est l’une des huit recrues de l’hiver gruérien. Depuis ce samedi ensoleillé en Bouleyres, il est aussi le pire cauchemar de Federico Rasic. 198 cm sous la toise, 90 kg à vue de nez sur la balance: l’attaquant argentin de Paradiso est aussi imposant que son cerbère ne paie pas de mine. Ne pas se fier aux apparences: au «grand», le «petit» a livré une bataille moins physique que psychologique.

«Il lui est rentré dans la tête», n’hésite pas à déclarer Jean-Philippe Lebeau. «Joris, c’est un mec ultragentil. Regardez, il danse, il rigole, il chambre, il taquine, reprend l’entraîneur bullois en tournant la tête en direction de son No 80. Il dégage aussi une assurance qu’il transmet aux autres. C’est une personnalité.»

Au terme «personnalité», on ajoutera le mot «vice». Pas de coups méchants ni en dessous de la ceinture: «entre nous, c’était réglo», assure Joris Correa, passé maître dans l’art du «trash talking». Le «parler-poubelle» en bon français. Et de préciser, un sourire en coin: «Je ne sais pas s’il a compris tout ce que je lui ai dit. Mais il y a des gens qui ne sont pas prêts à répondre à ce genre de duels… mentaux.»

Frappe enroulée
Ne pas croire que Federico Rasic, qui a évolué en première division russe et chypriote, ait été déstabilisé de la tête aux pieds. S’il a moins pesé qu’il aurait dû, l’avant-centre originaire de Mar del Plata a profité de sa taille pour inscrire sa 10e réussite du présent exercice et remettre les deux équipes à égalité (77e 1-1).

Le coup de boule parfaitement décroisé de Federico Rasic a répondu à la frappe subtilement enroulée d’Andi Ukmata, premier buteur de la rencontre (74e 1-0). Comme le gardien Leandro Zbinden, qui a redoublé de vigilance lors d’un début de rencontre à l’avantage des visiteurs, celui qui a commencé la saison à Vevey disputait samedi son premier match sous le maillot frappé du taureau, qu’il avait déjà porté entre 2020 et 2021 (15 buts en 15 matches). Entré à la 66e en lieu et place d’Yvan Alounga, le Vaudois de 28 ans a prouvé qu’il n’avait rien perdu de son instinct de «tueur».

Andi Ukmata, Joris Correa: deux renforts, assurément. Deux compétiteurs féroces aussi, ce qui ne gâche rien.

Bulle – Paradiso 2-1

(0-0). Stade de Bouleyres: 434 spectateurs. Arbitre: Daniel Minder, qui avertit Ouattara (73e), Dema (76e), Ukmata (79e), Zbinden (96e), Kuzmanovic et Plisko (98e).

Bulle: Zbinden; Wyder, Kuzmanovic, Malula, Rexhaj; Giordano (84e Dind), Dema (88e Monney), Correa, Raherinaivo (89e Aguilar); Azemi; Alounga (66e Ukmata). Entraîneur: Jean-Philippe Lebeau.

Paradiso: Lammano; Plisko, Santiago, Sylaj, Benacquista; Iapichino (35e Bollati); Centinaro, Ouattara, Tushi (70e De Jesus); Schelotto, Rasic. Entraîneur: Raineri Baldassare.

Buts: 74e Ukmata 1-0; 77e Rasic 1-1; 87e Correa 2-1.

Notes: Bulle sans Mafoumbi (suspendu), Petignat, Onkony, Ropraz (blessés) ni Murith et Tavares (pas convoqués). Paradiso sans D’Agostino, Assui, Agougil, Delli Carri, Guidotti, Pala, Pizzagalli ni Morandi. Avant le coup d’envoi, une minute de silence est observée en mémoire de Michel Gremaud, ancien joueur du FC Bulle récemment décédé.

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