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mardi 10/02/2026

Ce petit Albanais de la photo pourrait devenir maire de Zurich le 8 mars, grâce au vote des Suisses et de la diaspora albanaise. Pourquoi la Suisse n’aurait-elle pas, elle aussi, son « Zohran Mamdani » ?

Berne, le 10 février — À un mois des élections, la campagne pour la mairie de Zurich, la plus grande ville de Suisse, est déjà bien lancée. Parmi les candidats à la tête de cette métropole économique et culturelle internationale figure un ancien Suisse d’origine albanaise (photo ci-dessus), aujourd’hui âgé de 37 ans et membre du Parti libéral-radical (PLR/FDP), une formation politique bien connue en Suisse.

Il s’agit de Përparim Avdili, qui mise fortement sur la diaspora albanaise pour provoquer un changement à Zurich, comme ce fut le cas au Kosovo le 28 décembre dernier, rapporte le quotidien suisse en albanais LeCanton27.ch.

Message d’Avdili au rédacteur en chef du journal LeCanton27.ch: Notre victoire à la mairie de Zurich repose entre les mains de la diaspora albanaise de notre canton ! »

Le canton de Zurich compte 1,62 million d’habitants, tandis que la ville elle-même en compte plus de 500 000 — presque autant que le Monténégro. Selon les derniers chiffres de l’OFS, plus de 300 000 Albanais (appelés « albanophones ») vivent en Suisse, dont une part importante, environ 50 000, à Zurich. Parmi eux, plus de 20 000 disposent du droit de vote.

Ainsi, Zurich compte aujourd’hui presque autant d’habitants que le Monténégro. Imaginez maintenant la communauté albanaise de Suisse avec un maire à la tête de la plus grande ville du pays : ne serait-ce pas une immense fierté ? Ne serait-il pas formidable que la Suisse ait aussi son « Zohran Mamdani », comme à New York, ou son « Sadiq Khan », comme à Londres ? s’interroge le journal suisse albanais LeCanton27.ch.

Mais pour atteindre cet objectif, le vote de la diaspora albanaise est indispensable. Si notre diaspora a réussi à faire la différence au Kosovo, à 2 000 kilomètres de distance, elle peut certainement le faire ici, en Suisse, à Zurich.

Voter pour celui qui, à sept ans, était encore un enfant, devenu aujourd’hui homme politique, Përparim Avdili, serait une preuve supplémentaire des propos des ministres et présidents suisses : les Albanais sont un exemple d’intégration et de réussite. Comme me le disait récemment la présidente de la Confédération, Mme Sutter : « Sans les Albanais, la Suisse est impensable.

Përparim Avdili est actuellement en pleine campagne pour la mairie de Zurich en vue des élections du 8 mars. Candidat du FDP, il est aujourd’hui député.

Dans le cadre de sa candidature, il vise également un siège au conseil municipal, où la concurrence est rude.

Avdili s’est imposé comme un homme politique au tempérament affirmé, fidèle à ses convictions libérales et bénéficiant d’une forte présence médiatique en Suisse. Il a transformé sa vie en une véritable success story : celle d’un immigré de deuxième génération qui ambitionne de devenir maire de Zurich.

Son programme politique constitue aussi une confrontation avec son passé : Avdili s’est souvent senti comme un citoyen de seconde zone — à l’école, dans sa recherche d’emploi, ou lors de ses stages. Ces expériences ont forgé son engagement politique. Il a lutté contre la discrimination à l’embauche et pour l’égalité civique, parfois même à contre-courant de la ligne de son propre parti.

Né en Macédoine du Nord, Përparim Avdili, comme de nombreux autres Albanais, a été contraint de fuir avec sa famille en raison des pressions et de la discrimination exercées par les régimes slaves de l’ex-Yougoslavie. Il s’est installé à Zurich à l’âge d’un an.

Selon lui: « Si nous avons un maire Përparim à Pristina, pourquoi ne pas avoir un maire Përparim à Zurich ? Nous sommes pour le progrès, pas pour la stagnation.. »

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