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mardi 23/07/2024

Au Kosovo, Albin Kurti en passe de gagner sa bataille pour le contrôle du nord du pays

«Jour après jour, l’Etat de droit se propage aux quatre coins de la République du Kosovo, comme nous l’avions promis », a déclaré le premier ministre kosovar…

Le premier ministre du petit pays des Balkans a entrepris de mettre fin à la tutelle de fait exercée par Belgrade sur les régions peuplées par la minorité serbe

La manifestation avait des airs de baroud d’honneur. Lundi 12 février, ils étaient à peine quelques milliers de Serbes du Kosovo à se réunir sur l’artère principale de leur « capitale » de Mitrovica-Nord pour protester contre l’interdiction de commercer en dinars serbes. Une mesure prise par le premier ministre, Albin Kurti, qui rêve de forcer les quelque 100 000 Serbes de ce petit pays des Balkans, à grande majorité albanaise, à enfin utiliser la monnaie officielle en vigueur, l’euro.

Les Serbes du Kosovo manifestent contre la décision de la Banque centrale du Kosovo annonçant que l’euro est la seule monnaie légale pouvant être utilisée dans les opérations en espèces, à Mitrovica le 12 février 2024

Derrière leurs drapeaux, les Serbes du Kosovo ont affiché une colère étonnamment rentrée contre ce nationaliste albanais de gauche qui leur mène la vie dure. A 48 ans, M. Kurti est en train de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué: mettre fin à la tutelle exercée de facto par Belgrade sur la vie quotidienne des Serbes habitant dans ces quatre communes au nord de cette ville divisée et qui refusaient jusqu’ici toujours de reconnaître la souveraineté d’un pays qui s’apprête pourtant à célébrer, samedi, les seize ans de son indépendance.

Monnaie mais aussi plaques d’immatriculation, cartes d’identité, banques, numéros de téléphone… Jusqu’en 2021, tout ou presque était encore régi sur place par la Serbie. Mais, depuis qu’il est arrivé au pouvoir, M. Kurti s’évertue, étape par étape, à mettre fin à cette situation qui a longtemps transformé cette région, plus petite que le Val-d’Oise, en zone de non-droit, rongée par les mafias. Obnubilé par cet objectif, cet homme, réputé pour sa raideur, ignore superbement les appels à la modération des puissances occidentales qui soutiennent le Kosovo depuis la guerre de 1999.

« Violence institutionnelle »

«Jour après jour, l’Etat de droit se propage aux quatre coins de la République du Kosovo, comme nous l’avions promis », a déclaré le premier ministre kosovar…

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