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lundi 27/05/2024

Bruxelles,  Kosovo et la Serbie s’engagent à résoudre le problème des personnes disparues pendant la guerre

Genève, 3 maj -Les dirigeants du Republique du Kosovo (le premier ministre albanais du Koasovo M. Albin Kurti) de la Republique de la Serbie (le président serbe Aleksandar Vucic) se sont rencontrés à Bruxelles mardi (2 mai) pour discuter du plan de normalisation des relations soutenu par l’UE. Ils ont accepté de coopérer pour résoudre les cas de personnes disparues, mais n’ont pas réussi à apaiser les tensions dans le nord du Kosovo, annonce le journal suisse en albanais Le Canton27.ch

En février, le Kosovo et  la Serbie ont accepté de mettre en œuvre un accord soutenu par l’Occident, suivi d’un accord sur une annexe de mise en œuvre en mars à Ohrid, mais peu de progrès ont été réalisés depuis.

Les deux parties se sont engagées mardi à collaborer pour localiser les lieux de sépulture datant de l’époque de la guerre au Kosovo afin d’identifier les restes des personnes portées disparues durant du conflit de 1998-1999.

Près de 24 ans après la fin de la guerre, 1 621 des 6 065 personnes disparues, principalement des Albanais du Kosovo, n’ont toujours pas été retrouvées, a déclaré M. Borrell.

Les disparitions de 6 057 personnes – en lien avec le conflit qui a fait rage au Kosovo en 1998 et 1999 et ses conséquences – ont été déclarées au CICR. Alors que le processus de recherches a donné des résultats et atténué les souffrances des familles de 4 407 personnes, il a apporté une maigre consolation aux familles des quelque 1 650 personnes disparues qui continuent de vivre dans l’angoisse, cite le journal suisse albanais Le Canton27.ch

Alors que des charniers ont été découverts récemment, le Kosovo accuse la Serbie de ne pas faire face à ses crimes et de refuser de coopérer pour le retour des disparus. La société civile a appelé à plusieurs reprises les deux parties à ne pas politiser la question, mais la question des disparus reste l’une des plus épineuses entre les deux pays.

Dans un communiqué, M. Borrell a indiqué que M. Kurti et M. Vučić ont réaffirmé l’importance de résoudre ces cas de personnes disparues « afin de mettre un terme aux souffrances de leurs proches et de favoriser une réconciliation et une paix durable ».

M. Kurti a ensuite déclaré que l’accord avait permis d’entamer les pourparlers sur une « note très positive ».

La mission « État de droit » de l’Union européenne au Kosovo (EULEX) a déjà indiqué qu’il était difficile de retrouver les corps des disparus, car nombre d’entre eux ont été enterrés dans de petites tombes non signalées dans le but de rendre les recherches plus difficiles et de dissimuler les preuves.

Le Kosovo a déclaré son indépendance en 2008, quelques années après la guerre de 1998-1999 qui a opposé l’armée yougoslave à l’Armée de libération du Kosovo et qui a conduit au retrait des troupes yougoslaves du territoire kosovar.

L’une des demandes de la Serbie pour la normalisation des relations est la création de l’Association des municipalités serbes, qui offrirait aux Serbes une autonomie sur le territoire du Kosovo.

Le Premier ministre kosovar, Albin Kurti, a depuis refusé d’établir l’Association, posant pÉtiquetteslutôt ses propres conditions pour sa création.

Le président serbe Alexandar Vučić et M. Kurti ont discuté mardi d’un premier projet préparé par l’UE sur l’établissement d’un modèle possible pour une telle association, mais n’étaient pas d’accord sur le cadre à adopter, une condition posée par les Serbes pour participer aux institutions du Kosovo.

Leurs points de vue étaient « assez éloignés sur la nature de l’Association », a déclaré M. Borrell à l’issue de la réunion, ajoutant que les parties avaient convenu d’entamer des négociations « dans un avenir proche ».

À Bruxelles, M. Kurti a déclaré que le Kosovo était « intéressé par la recherche d’une solution », mais que le projet présenté n’était pas conforme à la constitution du Kosovo et ne pouvait être accepté.

 

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